02 mars 2008
Les maraichers industriels dans l'impasse de la salade
Entre
300 et 400 producteurs de salades de la région PACA ont bloqué hier le
Marché d’intérêt national (MIN) de Châteaurenard pour protester contre
les trop bas prix payés depuis le début de l’année par les centrales
d’achat des grandes surfaces.Une salade achetée 15 centimes d’euro au producteur
est revendue 1,50 euro la pièce
Mais Pourquoi les producteurs de salades qui bloquent le Min de
Chateaurenard revendique le droit d'utiliser les pesticides autorisés
en Espagne ?
Que trouve t'on dans les salades d'espagne ?source(analyse 2003-2004 services vétérinaires allemands)
thiamethoxam 30 ppb, acétamipride 20 ppb, imidaclopride 20 ppb
pour mémoire le GAUCHO =Imidaclopride
La dépendance de la production agricole vis-à-vis des pesticides
Les systèmes de production sont trop souvent conçus pour maximiser le potentiel de rendement, en considérant que les problèmes phytosanitaires seront ensuite réglés par l'utilisation, facile à mettre en oeuvre, de pesticides. Cette logique a conduit au développement de systèmes de culture spécialisés et intensifs, qui favorisent justement le développement des bio-agresseurs. Dans ces conditions qui maximisent les risques sanitaires, les pesticides apparaissent, fort logiquement, nécessaires et très efficaces.
Cette illusion de cohérence technique est confortée par le faible coût relatif des pesticides, par rapport aux prix des autres facteurs de production et des productions agricoles elles-mêmes. A contrario, les techniques plus économes enpesticides, plus complexes à mettre en oeuvre, génèrent des coûts directs et indirects non négligeables, liés notamment à l'acquisition de l'information que nécessite leur mise en oeuvre.
Informer les paysans de l'agriculture chimique reste donc un axe important pour une association comme nous, notre forum y a contribué !
La dépendance technique et économique de la production agricole vis-à-vis des pesticides est enfin renforcée par les exigences de la grande distribution et par le fait que conseil en protection phytosanitaire, vente des intrants et collecte des récoltes sont de plus en plus assurés par les mêmes structures.
Pourtant l'existence de risques pour l'environnement est consubstantiel à la nature des pesticides, qui sont par définition toxiques pour certains êtres vivants, même à très faibles doses, et ont donc nécessairement des effets sur les organismes non-cibles et les écosystèmes. Ces effets sont connus : mortalités d'organismes, effets directs sur la reproduction ou les comportements de prédation, qui ont ensuite des effets indirects sur la biodiversité...
La production "industrielle" agricole se trouve confrontée à :
- un phénomène d’érosion de l’efficacité des produits phytosanitaires lié à une utilisation massive qui augmente les probabilités de survenue de résistance chez les bio-agresseurs visés. Actuellement, en France, toutes les productions (grandes cultures, arboriculture fruitière, vigne) sont confrontées à ces problèmes de résistance, qui concernent la plupart des familles chimiques de pesticides ;
- une crise économique, liée à la main-mise des centrales d'achats sur les prix et qui utilisent toutes les filières de production étrangères pour trouver la matière première au meilleur cout.
- un risque économique, lié à la concurrence de produits issus de formes d'agriculture biologique respectueuses de l'environnement, vers lesquels se tournent les consommateurs, consom-acteurs.
Nous sommes donc là pour faire changer les circuits.
Circuit court court circuit.


