30 juillet 2009
apéro poissons

vendredi 31 juillet 2009, c'est panier poisson. Pensez à amener vos glacières!
C'est aussi l'apéro ...
Vie du réseau des AMAP
Vie du réseau des AMAP
Une nouvelle animatrice à Alliance Provence !
Nous vous avions annoncé il y a plusieurs semaines des
démarches en cours pour le recrutement d’une nouvelle salariée à Alliance
Provence. Nous avons donc trouvé la perle rare : Emmanuelle animera le
réseau des AMAP à partir du 1er septembre, et sera tout
particulièrement présente auprès des AMAP et producteurs des Bouches du Rhône
et du Vaucluse. Elle se présente (cf. http://allianceprovence.org/spip.php?article446)
:
« Je profite de cette dernière brève avant la rentrée
pour me présenter à vous. Je me prénomme Emmanuelle. Je suis âgée de 33 ans et
suis ch’ti d’origine. Géographe de formation, j’ai œuvré
à la Confédération Paysanne du Gers et de l’Hérault et l’ADEAR32.
Soucieuse de participer activement au développement d’alternatives
économiques solidaires et soutenables, je rejoindrai l’équipe salariée
d’Alliance Provence le 1er septembre. J’entends ainsi apporter une
réponse simultanée, par le biais des AMAP, aux préoccupations de paysans et de
citoyens acteurs de leur vie.
Alors partageons, au sein d’Alliance Provence,
nos énergies et compétences, nos valeurs et intérêts communs, pour servir un
monde plus respectueux de l’Homme et de son environnement. Pour que ce
qui était hier utopie, aux yeux du plus grand nombre, devienne
aujourd’hui réalité.
Mon terrain d’actions ne se limitera pas à mon bureau
situé au lycée agricole de Gardanne : nous nous rencontrerons au cours des
prochains mois sur toute la Provence.
Pour faciliter mon installation sur Gardanne ou ses
environs, je recherche un appartement ou une maisonnette (si possible avec un
petit jardin) à louer pour 600€ max/mois. Merci pour vos contributions.
Contact : 06-12-95-56-35 ou vandeemma@yahoo.fr
Rendez-vous le 1er septembre. »
Calendrier 2009-2010 : prenez dates !
En période de
vacances, on prépare l’agenda de la prochaine rentrée… et ce sont
de vrais grands rendez-vous qui sont en cours de préparation dans les
différents départements (grâce à la mobilisation de nombreuses personnes). Vous
pouvez d’ores et déjà retenir :
- Des formations de producteurs :
des formations sur la planification des cultures, le calcul du prix de panier
et la communication avec les consommateurs sont d’ores et déjà prévues
dans le Var et les Bouches du Rhône pour les prochains mois. D’autres
sont en cours de préparation dans les autres départements. Vous trouverez le programme
complet des formations en cliquant ICI
- Université d’Automne, le 8
novembre : cette Université d’Automne, ouverte à tous les adhérents
et producteurs sera l’objet d’une grande concertation sur le
système de garantie participatif des AMAP, étape incontournable avant la
généralisation du système auprès de l’ensemble des AMAP de la
région !
- Des formations sur le maintien de
terres agricoles : nous prévoyons l’organisation à l’automne,
sur plusieurs territoires (Pays Salonnais, Alpes-Maritimes, Dracénie, etc..) de
formations citoyennes pour permettre aux amapiens de mieux connaître et
comprendre les freins et leviers au maintien de terres agricoles, et nous
permettre d’être présents et efficaces dans les discussions avec les
collectivités territoriales pour préserver des terres agricoles ! Nous
vous informerons des dates dès la rentrée.
Bref,
de quoi poursuivre collectivement notre travail de sensibilisation, et
d’éducation populaire !
Pas de villes sans paysans ! les AMAP se mobilisent
pour le maintien de terres agricoles !
La Communauté Urbaine Marseille Provence
Métropole et la Ville de Marseille révisent actuellement leurs documents
d’urbanisme, SCOT et PLU. L’antenne locale marseillaise d’Alliance
Provence a lancé une pétition, pour sensibiliser les citoyens au maintien de
terres agricoles.
Les constats sont lourds : depuis 1980, plus de
2 700 hectares de Surface Agricole Utile ont disparu au profit de
l’étalement urbain (il n'en restait plus que 1 300 ha en l'an 2000), et
le territoire de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ne
compte plus que 150 agriculteurs (alors qu’ils étaient plus de 1300 en 1980).
La reconquête de ces 2 700 ha permettrait de nourrir chaque semaine en légumes
locaux et de saison l'équivalent de 70 000 Marseillais et de créer 1000 emplois
salariés !
Nous
vous invitons à télécharger et diffuser la pétition autour de vous, en allant
sur http://allianceprovence.org/spip.php?article445
Du côté des producteurs
Un camp
européen de jeunes paysans à
Minerve (34)
„Reclaim the fields“, tel est le nom des
organisateurs de ce camp de jeunes et futurs paysans, prévu du 30 septembre au
4 octobre prochains à Minerve dans l’Hérault. Au programme : des
ateliers d’échanges sur les thèmes « s’installer en
agriculture », « travailler en agroécologie », « accéder au
foncier », etc.. Pour en savoir plus ou vous inscrire, contacter camp2009@reclaimthefields.org
Agenda - Actu
Sainte Marthe… la fin des
dernières terres agricoles à Marseille
« Après plus de 10 années de réflexion et
d’interpellation citoyenne sur le devenir des Hauts de Sainte Marthe,
l’histoire s’accélère dans le sens de la déstructuration de cette
zone paysagère et naturelle remarquable, « une des dernières belles campagnes
Marseillaises ». Un des enjeux majeurs est la préservation du domaine de la
Bastide Montgolfier et de la Tour des pins qui est protégée par divers articles
du POS de la ville de Marseille , et qui symbolise le terroir marseillais qui
l’entoure. »
Un collectif se mobilise et organise campagne de presse,
réunions d’informations, etc.. Il propose ainsi aux associations
marseillaises de rédiger dès maintenant des courriers à l'attention des élus et
aménageurs afin de demander des rendez-vous et ainsi maintenir la pression sur
les principaux décideurs. Plus d’infos en contactant
l’association Arènes arenes@wanadoo.fr
Copenhague-2009, l'ultimatum climatique
« ON NE NEGOCIE PAS AVEC LE CLIMAT, ON AGIT »
C’est autour de ce mot d’ordre que de nombreuses ONG viennent de
lancer une grande campagne, à l’approche de l’important rendez-vous
sur les négociations entre gouvernements sur le climat, prévu en fin
d’année à Copenhague. Nous vous invitons à consulter leur site et
soutenir la démarche en allant sur www.copenhague-2009.com
L’agriculture devrait être au cœur des
débats lors de cette rencontre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le
Changement Climatique (CCNUCC). « D'après les statistiques, pour la
période 1990 – 2005, les pratiques agricoles contribuaient à 17% des
émissions globales. De plus, la pression grandissante sur les terres agricoles
va devenir un des principaux moteurs des déforestations. Or les pratiques de
déforestation contribuent aussi fortement à la production de gaz à effet de
serre »
L’agriculture paysanne et familiale est une réponse importante à l’urgence climatique, tel est le message fort des paysans de la Via Campesina. Vous trouverez une contribution intéressante au débat sur le climat, de Joop de Koeijer, membre du comité de la Coordination Européenne Via Campesina sur http://www.eurovia.org/spip.php?article78
28 juillet 2009
Pesticides : les écologistes ont gagné la bataille de l'opinion
On pourrait
les croire ennemis jurés, mais ils ne sont pas loin de s'apprécier. L'un, François Veillerette, préside le Mouvement pour
le droit et le respect des générations futures (MDRGF), fer de lance de la
dénonciation des dangers des pesticides pour la santé et l'environnement.
L'autre, Jean-Charles Bocquet, dirige l'Union des
industries pour la protection des plantes (UIPP). Il défend l'utilité de ces
produits et les intérêts des entreprises "phytopharmaceutiques".
"M.
Bocquet est un lobbyiste redoutable, parce qu'il est très sympathique, s'amuse M. Veillerette. Il nous
arrive de discuter après nous être écharpés dans des débats. Nous avons des
attaches dans le même département." M. Bocquet, de son côté, ne cache
pas son "respect" pour la personne de M. Veillerette, et admet
que les écologistes "ont fait progresser" les industriels.
Cette
courtoisie n'empêche pas les deux adversaires de ferrailler sans pitié. Depuis
quelques années, ils se concurrencent auprès des administrations, des élus, des
médias et de l'opinion, pour faire valoir leur point de vue. Le MDRGF a été
créé en 1996. "Rien de sérieux ne se faisait sur l'impact des
pesticides en France, alors que les publications scientifiques se multipliaient
aux Etats-Unis", se souvient M. Veillerette.
Un petit
frère de cette association, le Réseau environnement santé (RES), est né en mars
2009. Tous les produits chimiques sont dans sa ligne de mire. RES prône un "nouvel
âge de la prévention", où l'on agirait avant que les dégâts sur la
santé ne se soient produits, contrairement à ce qui a été fait pour l'amiante. "Cent
mille substances ont été mises sur le marché sans évaluation",
rappelle le chercheur en évaluation des risques sanitaires André Cicolella, porte-parole du RES avec M.
Veillerette.
Pour faire
progresser leurs idées, les militants organisent des colloques, envoient des
courriers, sollicitent des rendez-vous après de l'administration, des cabinets
ministériels et des élus. "Les parlementaires de tous bords politiques
sont sollicités, pas seulement les Verts", souligne M. Veillerette.
LE POIDS DE
L'AMIANTE
En face, les
industriels font le même travail. M. Bocquet ne refuse jamais un débat, prêt
s'il le faut à affronter des huées. L'UIPP a en outre recours à un cabinet de
lobbying qui lui fournit une "cartographie des acteurs" à contacter. "Nous
devons avoir connaissance le plus tôt possible des projets de loi et de
réglementation", explique M. Bocquet.
Les
entreprises adhérentes de l'Union des industries chimiques (UIC, dont fait
partie l'UIPP) emploient 180 000 personnes en France. Ces chiffres sont mis en
avant. Mais aussi "les bénéfices des produits chimiques, qui sont
toujours considérés comme acquis", selon Jean Pelin, le directeur de l'UIC. "Nos produits
fournissent une alimentation en quantité et en qualité satisfaisante, à bas
prix. Même s'ils ne veulent pas de nos produits, les consommateurs en
bénéficient", renchérit M. Bocquet.
Qui domine
le combat ? Chacun des deux camps voit l'autre plus fort. Selon les
écologistes, les "gros moyens" des industriels leur permettent
"d'avoir accès aux hautes sphères" et de se payer des campagnes
de publicité. Les fabricants de produits chimiques se considèrent pourtant
"moins présents" que l'"armée de militants" qui
leur fait face.
Tous sentent
une évolution en faveur de défenseurs de l'environnement. "Il y a dix
ou quinze ans, notre secteur était écouté par les pouvoirs publics, aujourd'hui
le balancier est parti dans le sens inverse, observe M. Bocquet. Certains
parlementaires, même sensibles à nos arguments, ne veulent plus porter nos
propositions d'amendements sous la pression du grand public."
L'adoption
du règlement Reach sur l'évaluation des produits chimiques, ou la réduction de
moitié de l'utilisation des pesticides d'ici dix ans prévue par le Grenelle de
l'environnement témoignent d'un changement.
Pour M.
Cicolella, l'affaire de l'amiante explique en grande partie ce basculement.
"Mais les industriels gardent du pouvoir, affirme-t-il. Ils n'ont
pas pu arrêter le règlement Reach, mais ils ont réussi à l'amoindrir."
Gaëlle
Dupont
Article paru
dans l'édition du 29.07.09.
23 juillet 2009
article lu sur ConsoBlog
Comme tout bon jardinier, nous aimons récolter ce que nous semons. Pour cela, nous luttons chaque été contre limaces, pucerons, cochenilles et autres insectes nuisibles. Mais, il faut savoir que les pesticides
en tout genre ne font pas de différence et tuent tous les insectes
existants. Certains animaux sont pourtant presque indispensables pour
un jardin sain...
Les animaux ont un rôle écologique
Oubliez votre pulvérisateur à pesticides et comptez plutôt sur
la brigade des animaux utiles au jardin, qui vous permettront de
maîtriser les insectes dérangeants.
Beaucoup d’animaux, petits et grands, se régalent de ce que nos jardins
leur offrent et l’environnement les en remercie. Petit tour d'horizon
de ces animaux...écolo :
Les mammifères
Symbole du mal et du malheur, la chauve-souris subit, à tort, une bien mauvaise réputation! C'est pourtant un insectivore vorace
qui représente pour le jardin une alliée de poids contre les moustiques
et les mouches. Elles dévorent des tonnes d’insectes chaque nuit. En
effet, une seule chauve-souris brune peut facilement capturer 600 moustiques à l'heure!
- La chauve souris est le seul mammifère doué du vol actif.
Par ailleurs, les jardiniers apprécient l'aide des hérissons dans le jardin puisqu'ils dévorent inlassablement les escargots, les araignées, les vers...et même les carcasses d'animaux et certains champignons! En clair, ils se régalent de presque tout ce qui passent sous leur nez pointu, et qui nous est nuisible.

- Le hérisson vit en moyenne 7 à 10 ans mais depuis quelques dizaines d'années, l'espérance de vie de ce petit animal sympathique se réduit avec l'affluence des voitures sur les routes.
- le hérisson dispose d'une ouïe très fine et d'un odorat particulièrement bien développé.
Les oiseaux
Merles, étourneaux et moineaux se nourrissent de vers et d’insectes. Les moineaux piquent en plus les graines des mauvaises herbes. La mésange bleue, quant à elle, très commune dans nos jardins est un prédateur efficace contre les insectes l'été mais aussi l'hiver.
D'autre part, les rouges-gorges,
fervents défenseurs de leur territoire, se nourrissent essentiellement
d'insectes, de larves, de vers, de mille-pattes, araignées, cloportes,
chenilles, fourmis mais aussi de limaces et d’escargots...rien que ça!
Batraciens et reptiles
Les orvets (ou lézard sans
pattes) est un ami du jardinier puisqu'il dévore toutes sortes
d'invertébrés. Son menu préféré se compose d'escargots, de limaces, de
vers de terre et autres lombrics, de chenilles, cloportes et larves
diverses.
Agile et rapide, le lézard des murailles,
très commun en Europe, se nourrit essentiellement d'insectes comme des
mouches, des chenilles, mais aussi de grillons, de teignes, et autres
vers de terre.
Enfin, n'oublions pas la grenouille verte, véritable attraction autour du bassin, est essentiellement insectivore et capture les insectes en bondissant à plus de 30 centimètres. Elle raffole des vers de terre, des escargots et des limaces.
- L'ensemble des batraciens et reptiles de France sont strictement protégés.
Insectes et araignées
Les larves de coccinelles dévorent entre 200 et 600 pucerons pendant les quelques semaines de leur existence. Aussi à l'âge adulte, leur nourriture se compose principalement de pucerons et cochenilles.
Les perce-oreilles,
de leur côté, mangent de même une multitude d’insectes nuisibles. Les
araignées sont de remarquables chasseurs d’insectes et ne doivent pas
manquer dans le jardin. Quant au papillon, c'est un allié indispensable
puisque c’est un pollinisateur de toutes les espèces : arbustes, fruitiers, herbacées….
Tous ces animaux sont prêts à vous aider à lutter contre les ennemis de vos cultures, il faut seulement rendre votre jardin attractif pour la faune en plantant une diversité élevée en plantes.
Une fine couche de mulch leur offre également un microclimat favorable. Mais pour pouvoir préserver cette faune dans le jardin, il faut éviter de faire usage de pesticides.
Lire également
- Notre rubrique Habitat écologique
- Tous nos bons plans jardinage
Article rédigé par Elwina, juillet 2009
e bio comme rempart "évident" contre la crise du lait
article complet sur AFP
LEFFARD, Calvados — Eleveurs néerlandais installés en Normandie depuis 1992, Adrie et Cees Zijp pensent avoir leur rempart contre la crise du lait: la "conversion" en 2002 de leur exploitation à une agriculture sans produits chimiques, qu'ils qualifient de "post-moderne".
"Le bio nous a permis d'avoir des revenus stables. Nous ne sommes pas dépendants des marchés internationaux. Nous avons créé des emplois: un mi-temps sur le potager et nous prenons un apprenti à la rentrée" pour les vaches, explique Cees Zijp, arrivé à Leffard (Calvados, nord-ouest) en 1992 parce que le couple ne trouvait pas de terres dans son pays.
Les Zijp vendent le lait de leur 80 vaches (500.000 litres de production annuelle) environ 400 euros les 1.000 litres contre 300 en moyenne actuellement en conventionnel.
"Nous dépendons en partie du prix du lait conventionnel mais notre laiterie a augmenté les primes bio parce que la demande de lait bio a progressé", explique ce producteur qui a d'abord travaillé six ans comme employé dans une ferme bio aux Pays-Bas, avant de s'installer à son compte en France.
Surtout, "nous dépensons beaucoup moins que les agriculteurs conventionnels car nous n'achetons pas d'engrais ou de pesticides", poursuit M. Zijp, ce que confirme un producteur conventionnel.
afrique du sud et agriculture bio
source IPS
AFRIQUE:
L’agriculture biologique pourrait être une solution à l’insécurité alimentaire
Stephanie Nieuwoudt
LE
CAP , 22 juil (IPS) - Les fermiers commerciaux échouent parfois dans
l’agriculture biologique parce qu’ils décrochent très rapidement,
enfouissant tous les produits chimiques, ce qui est aussi traumatisant
pour le sol "qu’un toxicomane arrêtant la drogue d’un seul coup".
Voici comment Cornelius Ootshuizen, le directeur de
l’équipe de gestion de l’Institut Biofarm d’Afrique du Sud, explique
pourquoi il existe des histoires de succès de l’agriculture biologique,
relativement peu nombreuses, en Afrique du Sud. L’Institut Biofarm
d’Afrique du Sud fait la promotion d’une agriculture naturelle et
biologique durable et rentable.
"L’échec survient lorsqu’un fermier, qui utilise des produits chimiques
sur un champ depuis longtemps, tourne soudainement vers 100 pour cent
d’agriculture biologique. Si vous avez 1.000 hectares de terre, vous ne
pouvez pas commencer une agriculture biologique de monoculture sur
toute la terre. L’on doit d’abord cultiver naturellement avec des
produits chimiques non nuisibles.
"Si vous enlevez brusquement tous les produits chimiques sur la terre
qui a été chimiquement cultivée, elle est confrontée au traumatisme.
C’est comme un toxicomane qui arrête brusquement la drogue".
Le sol doit être préparé – les micro et macro minéraux doivent
être équilibrés; le système écologique doit être rétabli (il doit
exister une forte activité des insectes et des vers dans le sol); et
l’érosion du sol doit être maîtrisée de diverses façons. Avec
l’agriculture naturelle, des produits chimiques non nuisibles sont
utilisés alors que l’agriculture biologique ne permet l’utilisation
d’aucune sorte de produits chimiques.
Cela constitue l’un des problèmes qui ont besoin d’être réglés
si des agriculteurs sud-africains doivent entamer l’agriculture
biologique qui est non seulement lucrative, mais règlera également
l’éternel problème de la sécurité alimentaire du continent africain.
Le marché international pour les produits agricoles biologiques s’élève
à 50 milliards de dollars par an, mais le potentiel de l’Afrique dans
ce domaine est encore largement inexploité.
L’agriculture biologique peut être la solution aux problèmes de la
sécurité alimentaire du continent. En juin, l’organisation d’aide,
Oxfam, a prévenu que l’Afrique subsaharienne connaîtra d’importantes
pertes de maïs atteignant deux milliards de dollars chaque année en
raison des conditions climatiques changeantes.
La région est prédisposée à une pénurie d’eau, aux catastrophes
naturelles et à la sécheresse. Des experts avertissent que les
ressources rares de l’Afrique doivent être exploitées prudemment afin
d’assurer la sécurité alimentaire.
Selon Raymond Auerbach, un célèbre défenseur de l’agriculture
biologique en Afrique, une étude faite par un nombre d’organisations
montre que l’agriculture biologique peut doubler ou tripler la
production dans le monde en développement. Elle réduit l’utilisation de
l’énergie solaire de 33 à 56 pour cent; elle utilise l’eau jusqu’à 40
pour cent plus efficacement et les aliments biologiquement produits ont
des niveaux plus élevés de nutriments essentiels.
Auerbach est le directeur de la Fondation Rainman Landcare, basée en
Afrique du Sud. L’organisation apprend aux producteurs à cultiver d’une
manière écologiquement saine et à faire une utilisation optimale des
rares ressources en eau de l’Afrique. Elle aide également les fermiers
à s’organiser dans des groupes efficaces et à développer des marchés.
Un rapport de 2008 du Programme des Nations Unies pour l’environnement
(PNUE) a montré que dans 114 projets, dans 24 pays africains, les
rendements des cultures ont plus que doublé lorsque des méthodes
d’agriculture biologique ont été utilisées.
Toutefois, l’ignorance et la résistance à l’agriculture
biologique ainsi que la domination financière des entreprises de
semences et de l’engrais avec des relations politiques solides
constituent quelques-unes des raisons pour lesquelles les marchés des
produits biologiques n’ont pas été totalement développés.
Auerbach a confié à IPS que les agriculteurs de produits biologiques
sud-africains sont confrontés à beaucoup d’obstacles. "Premièrement, il
y a localement peu de recherches pour les guider. Deuxièmement, le
gouvernement n’assistera pas souvent les agriculteurs sauf s’ils
utilisent des engrais et des poisons. Et, troisièmement, l’obtention de
'produits biologiques' certifiés est difficile et coûteuse.
"La résistance à l’agriculture biologique est alimentée par deux
facteurs – les droits acquis et l’ignorance professionnelle. Des
entreprises soutiennent les méthodes qui permettent de vendre leurs
produits. Mais à qui profitent les produits biologiques? Pas les
firmes, mais les fermiers et leurs clients, ainsi que l’environnement",
a-t-il affirmé.
"Au plan professionnel, il a été dit à ceux qui ont été formés dans nos
écoles professionnelles et universités (sud-africaines) que les
engrais, les poisons et les semences GE (génétiquement modifiées] sont
scientifiques et progressistes, alors que les 'veilles' méthodes ne
sont pas scientifiques".
Pourtant, le revenu potentiel issu de l’agriculture biologique
est énorme. Selon Auerbach, les agriculteurs des produits biologiques
en Ouganda génèrent annuellement 22 millions de dollars de recettes
d’exportations. Ils fournissent également des vivres aux communautés
locales.
Oosthuizen a ajouté que les fermiers commerciaux sont motivés
par la recherche du profit, et que la quantité leur est par conséquent
plus importante que la qualité. "Les agriculteurs doivent montrer un
profit et ils utiliseront les semences et l’engrais qui leur permettent
d’atteindre cet objectif – même si le produit résultant est faible en
valeur nutritive".
Les semences génétiquement modifiées assurent des rendements importants
des cultures, et les pesticides ainsi que les herbicides sont
pulvérisés en grandes quantités sur les cultures. Les entreprises
multinationales de semences et de pesticides, qui développent ces
produits, ont souvent des relations avec des responsables du
gouvernement. Ainsi, ils assurent qu’ils ont le premier accès aux
marchés.
"L’engrais, par exemple, est un sous-produit de l’industrie
pétrochimique. Des milliards de dollars ont été investis dans ces
industries. Les agriculteurs de cultures biologiques n’achètent pas
chez ces multinationales. Alors, il y aura bien sûr la résistance des
multinationales à l’agriculture biologique", a expliqué Oosthuizen.
Selon Auerbach, "la sécurité alimentaire réside au cœur du mouvement
biologique. En général, les grandes organisations de l’agro-industrie
sont moins intéressées par la sécurité alimentaire que par la vente de
leurs produits.
"Même certaines organisations d’aide opérant en Afrique se
glorifient que l’essentiel de l’argent qu’ils investissent dans le
développement revient aux Etats-Unis sous la forme de paiement aux
experts techniques américains et pour la fourniture de technologies et
de produits".
Pour Oosthuizen, la réponse à l’insécurité alimentaire réside
dans le retour de l’agriculture au niveau local en Afrique. "Chaque
village devrait avoir ses propres champs, son propre moulin et sa
propre boulangerie pour nourrir sa population. Lorsque les populations
locales sont nourries, alors l’on peut regarder vers des marchés plus
larges.
"C’est là où les gouvernements pourraient jouer un rôle important. Les
stratégies de marketing devraient être centralisées et coordonnées. Par
exemple: un gouvernement pourrait nommer 20 petits agriculteurs dans
une certaine zone pour fournir conjointement cinq tonnes de maïs à un
client spécifique".
L’autonomisation des femmes paysannes peut être réalisée lorsque ce
modèle est suivi. En Afrique, les femmes forment l’épine dorsale de
l’économie agricole. Les avantages potentiels pour les femmes sont
évidents si les gouvernements appliquent un principe de l’égalité de
genre dans l’attribution des projets.
A travers l’Afrique du Sud, les femmes urbaines et rurales pauvres
luttent toujours contre la faim avec des jardins communautaires. Les
produits agricoles qui en résultent non seulement les nourrissent avec
leurs familles, mais l’excédent alimentaire est également vendu dans
les marchés locaux, générant un revenu pour les femmes qui sont souvent
les seules pourvoyeuses dans les familles élargies.
Dans les zones rurales, les femmes peuvent bénéficier de l’agriculture
biologique de deux façons, affirme Auerbach. "Elles peuvent utiliser
les intrants qu’elles trouvent autour de la ferme, alors, elles ne sont
pas obligées de voyager loin pour acheter des intrants chers. Elles
sont aussi celles qui utilisent la nourriture pour leurs enfants; donc,
dans la production et dans la consommation, personne ne sera exposé aux
poisons". (FIN/2009)
15 juillet 2009
MDRGF
samedi 14 juillet 2007
Le Tribunal de première instance des Communautés Européennes vient d’annuler l’autorisation du terrible herbicide Paraquat.
Le Tribunal de première instance des Communautés européennes a annulé
mercredi 10 juillet 2007 la directive de l'Union européenne autorisant
l'herbicide paraquat de Syngenta.
La
Suède, soutenue par le Danemark, l'Autriche et la Finlande, avait
introduit un recours devant le Tribunal de première instance en
demandant l'annulation de la directive 2003/112 inscrivant le paraquat
dans l'annexe I comme substance autorisée sous certaines conditions
La
Cour a considéré que la décision d'autorisation du paraquat en 2003 n'a
pas suffisamment tenu compte du lien entre le paraquat et la maladie de
Parkinson, ainsi que d'autres effets de la substance sur la santé des
travailleurs et des animaux sauvages.
lire la suite
En Europe, les résidus de pesticides dans les aliments sont de plus en plus surveillés
Sur le même sujet
Dans "LE MONDE" du 15 juillet
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, jeudi 9 juillet, son rapport annuel sur les résidus de pesticides contenus dans les aliments. Ce document est fondé sur les données recueillies pendant l'année 2007 dans les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne (UE), auxquels s'ajoutent la Norvège et l'Islande.Au total, 74 305 échantillons ont été analysés, issus d'environ 350 types d'aliments - fruits, légumes, céréales et produits transformés. L'EFSA, dont la mission est de fournir aux gestionnaires des conseils scientifiques indépendants sur les risques des pesticides pour la santé humaine et animale, y a recherché la présence de 870 substances actives. Une palette d'éléments soumis à une analyse plus large que les années précédentes (+ 13 % par rapport à 2006).
Cette augmentation est en partie due à l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans la collecte de ces données, mais aussi, souligne le rapport, "aux efforts faits par l'ensemble des pays pour améliorer le contrôle en matière de sécurité alimentaire".
Les résultats de ces analyses montrent que 96 % des échantillons étudiés sont conformes aux limites maximales de résidus (LMR) légales. Dans 4 % des cas, ces limites sont dépassées pour un ou plusieurs pesticides, soit une légère amélioration de la conformité par rapport aux années précédentes (5 % en 2006).
DIAZINON INTERDIT
Les rapporteurs notent toutefois qu'il est "difficile de réaliser une comparaison précise". Pour deux raisons : le nombre de pays considérés est passé de 16 en 1996 à 29 en 2007 ; les programmes nationaux de surveillance diffèrent les uns des autres et ont considérablement évolué avec le temps.
Dans quelle mesure la présence de pesticides au-delà de la limite autorisée dans l'alimentation entraîne-t-elle un risque sanitaire ? Tout dépend du taux de dépassement et de la quantité ingérée. Notamment chez les groupes potentiellement vulnérables, tels que les jeunes enfants, les personnes âgées et les végétariens.
Pour évaluer les effets d'une exposition chronique à long terme, l'EFSA a appliqué une approche de précaution fondée sur des hypothèses hautes. "Pour tous les pesticides évalués, excepté un, l'exposition chronique ne doit pas susciter d'inquiétude pour la santé du consommateur", note-t-elle. Le produit phytosanitaire pour lequel tout danger ne peut être exclu est le diazinon. Cet insecticide, longtemps très répandu dans les cultures, a été interdit de mise sur le marché depuis décembre 2007, l'utilisation des stocks étant, elle aussi, interdite depuis janvier 2009.
En ce qui concerne les risques d'une exposition aiguë à court terme, l'EFSA indique avoir également envisagé "les scénarios les plus pessimistes " (consommation élevée, combinée au plus haut niveau de résidus observé dans le programme de surveillance de l'UE en 2007). Dans ce contexte, elle relève un risque potentiel pour 52 combinaisons de pesticides/aliments, et précise qu'il est "très peu probable que de tels cas critiques d'ingestion se produisent". Dans vingt-neuf de ces combinaisons, le problème a été traité depuis lors, en retirant les autorisations ou en abaissant les LMR des pesticides incriminés.
02 juillet 2009
vendredi 3 juillet
C'est poisson vendredi 3 juillet
ou bien
Bon pour ceux qui ont le contrat poissons n'oubliez pas la glacière vendredi !!!
L’écologie comme moyen d’asservissement - AGORA VOX
lu sur agoravox :
Ca fait un petit bout de temps que la question me taraude… tant de bruit autour de l’écologie, la croissance verte, le développement durable… et même le « green business ». C’est à croire que les politiques et les industriels ont enfin compris l’urgence de sauver notre planète. De formidables défis à relever, des investissements et de la recherche, cela a de quoi motiver les consommateurs !
et aussi les industriels, toujours prompts à se mouvoir dès qu’il s’agit des affaires : vendre un même produit emballé dans du carton à la place du plastique est désormais plus rentable… et en même temps plus écologique !
De grandes campagnes de publicité accompagnent le lancement des nouveaux modèles « écolos », et le terme « bio » est dans toutes les bouches. EDF nous vend son expertise pour leur acheter moins d’électricité, Total finance quelques plantations ou quelques associations de sauvegarde de l’environnement pour embellir son image, et les marques surfent allègrement sur la vague verte en sponsorisant des films ou en fabriquant des sacs en papier recyclé.
Bien entendu, les politiques ne sont pas en reste, et mettent à contribution la société pour « faire changer les comportements ». incitation au tri sélectif, « bonus/malus », Grenelle de l’environnement et conférences sur le climat, instauration prochaine du « pollueur-payeur ».
Tout cela semble en effet aller dans le bon sens, mais mon esprit retors me pousse toujours à voir le mal partout, et à me demander enfin : mais quel est le sens de tout ça ?
Pas de voiture, pas d’emballages, pas de conservateurs, pas de produits chimiques… se laver en coupant l’eau, se chauffer au bois, cultiver son potager, s’éclairer à la bougie ; s’isoler de chanvre et construire en bois, se déplacer à cheval… N’est-ce pas là une conception étonnante du progrès ?
Que ce soit clair entre nous, je ne vois pour ma part dans l’énumération précédente aucun inconvénient insurmontable, mais je doute seulement de la volonté d’adhésion à une telle vision de la part des puissants de cette planète. Puissants qui, par leurs activités et leur influence sont ceux-là mêmes qui polluent le plus, et qui y gagnent des milliards.
Comme le faisait justement remarquer un spécialiste (de quoi au juste je ne m’en souviens plus) sur France-info (ou peut-être une autre radio ?), les principes de « pollueur-payeur » ou de taxe sur les produits polluants ne sont pas si positifs qu’il y paraît. Car ceux qui polluent le plus se trouvant être ceux-là mêmes qui sont les plus riches, ils monnaieront leur droit à polluer, ou finiront par faire retomber la note sur les classes sociales défavorisées, qui elles n’auront les moyens ni de se payer du « bio », ni de payer les taxes sur les produits polluants qu’ils achètent.
Et ce qui m’intrigue par dessus tout, c’est la faculté qu’ont nos gouvernants à se faire les relais d’une sorte de « déconsommation », sur le plan individuel et dans un soucis de préservation de la planète. C’est comme si peu à peu on voulait nous habituer à l’annonce de lendemains sombres où nous serons contraints de réapprendre à vivre chichement. Avec les épidémies qu’on nous fait craindre, la crise économique qu’on nous annonce longue et le réarmement qui s’amplifie, tout laisse à penser que si ce n’est pas par choix que nous nous éclairerons à la bougie demain, il faudra s’y habituer de force.
Comme aussi ces tristes et maladifs mannequins décharnés qui rappellent certaines horreurs du passé, il se pourrait que nos enfants ne grandissent qu’avec ce genre de modèles, auxquels peu à peu nous finissons nous-mêmes par nous habituer.
Ainsi, et par l’entremise d’une idéologie positive de retour au « naturel », il est sans doute plus logique que nos gouvernants préfèrent toujours leur pouvoir et leur argent à notre bien, et ce en dépit de notre volonté, bien plus facilement malléable que le climat.





